Jean-Louis Libert

Jean-Louis Libert

Jean-Louis Libert (1964-2026). 

Né à Liège, il effectue ses études secondaires à l’Athénée Royal de Namur, où il suit des humanités classiques gréco-latines. Parallèlement, il poursuit une formation musicale au Conservatoire de Musique de Namur. Il y étudie notamment l’harmonie au niveau supérieur et le chant d’ensemble, participant à de nombreux concerts. Il y accomplit également le cycle complet de formation en solfège, clarinette et musique de chambre, atteignant les niveaux de perfectionnement et d’excellence.

Après ses études secondaires, il poursuit des études supérieures variées entre 1983 et 1989. À l’Université de Liège, il s’inscrit en philosophie comme élève régulier durant les années académiques 1983-1984 à 1985-1986, obtenant une moyenne de distinction aux examens de deuxième licence, bien que le mémoire final ne soit pas rédigé. Parallèlement, il fréquente les Conservatoires royaux supérieurs de musique de Liège et de Bruxelles. À Liège, il obtient un Premier Prix de solfège en 1985 auprès des professeurs Govaers et Van Paeschen. Il y suit également des cours d’harmonie écrite avec le professeur Stevens, de solfège spécialisé avec le professeur Sporken, d’histoire de la musique avec le professeur Lejeune et d’analyse musicale au niveau supérieur avec le professeur Deliège. Au Conservatoire de Bruxelles, il reçoit par ailleurs un accessit en flûte à bec dans la classe du professeur Deroos.

Entre 1984 et 1996, plusieurs de ses compositions musicales sont exécutées. Parmi celles-ci figurent The Unforgettable Fire, œuvre pour piano seul composée en 1984 ; Échéance, créée en 1987, une œuvre radiophonique pour récitant, chœur et ensemble orchestral sur un texte de l’auteur ; une musique de scène pour L’Annonce faite à Marie de Paul Claudel ; De l’infirmità e mali…, air de concert pour mezzo-soprano et orchestre de chambre composé en 1992 ; ainsi que Les petites mains au panier, pièce écrite pour douze instruments.

Son travail de compositeur reçoit plusieurs distinctions officielles. En 1988, Échéance obtient le Prix Gilson Musique de la CRPLF. La même période voit également la présentation de The Unforgettable Fire à la Tribune internationale des compositeurs de l’UNESCO. En 1997, il est désigné « Namurois de l’année » par le Gouvernement provincial de Namur. Il est également brièvement mentionné dans le Dictionnaire des Belges à propos de l’obtention du Prix Gilson. Par ailleurs, il bénéficie en 1989 d’une bourse de la Fondation Spes.

Sur le plan professionnel, Jean-Louis Libert accomplit entre 1992 et 2002 son service civil en tant qu’objecteur de conscience, puis est engagé comme dramaturge au Théâtre Royal de la Monnaie à Bruxelles, au sein du service de dramaturgie. Dans ce cadre, il réalise divers travaux de rédaction — articles, interviews — ainsi que des publications destinées aux supports de communication de l’institution, tels que les affiches illustrées, programmes d’opéra ou de danse et différents fascicules. Il participe également à plusieurs projets ponctuels, notamment la coordination d’un colloque ou d’une exposition, ainsi qu’au travail dramaturgique lié à la production d’un nouvel opéra.